jeudi, août 18, 2005

Dure soirée mais un belle journée s'annonce

Gestion de patrimoine
Un soir, je me suis couché avec le sentiment que par un stratagème, une ruse, une obstination que mon impatience avait poussée, j'avais fait peur au petit ange. Tel le renard du petit prince, celui-ci s'était muré dans son terrier. Non voilà, je risquais de tout gacher, à mettre trop dévoilé. En ayant ouvert une petite porte de mon coeur, le petit ange s'était envohttp://www.blogger.com/img/blank.giflé vers d'autres cieux.
Je m'étais couché avec le sentiment d'être ce gosse pris en flagrant délit en train de piquer une pomme.
Et puis quoi, que me reste t il de cet ange, quelques mots au milieu d'un océan de mots irrééls ? une vidéo de 15 secondes pour entendre sa voix, quelques photos figées. De tout façon, j'avais parlé avec mon coeur, voilà sans pudeur, laissant s'exprimer ma plume, qu'un jour moi aussi on avait brisée.

Finalement, c'est du milieu de la nuit que le réconfort est arrivé. Quelques phrases dans un mail, deux lignes dans son univers de mots, une photo, encore une photo... son oeil. Oui, un oeil qui me regarde, qui me fixe, moi derrière mon écran.... et surtout une musique, ma musique, celle que je vient de lui envoyée. En se l'appropriant, elle devient ainsi, un peu, notre musique.
5h du matin, j'écoute, je regarde cette partie de visage figé, cet oeil qui me regarde. Le mien, le droit, verse une larme de bonheur et je profite de ce doux moment loin, très loin.



Cela aurai pu commencer par cette lettre :
Bonjour petit ange,

J'espère que vous allez bien et que la nuit fut douce. La mienne, tourmentée au début s'est terminée de la façon le plus agréable qui soit. Bercé par la voix de Beth Gibbons, j'étais reparti au pays des songes, regarder un ange.

J'ai toujours autant de choses à vous dire, tant de choses à écrire et tellement peur d'en oublier.
Je voulais commencer par cet anecdote. Voilà, ce matin dans le métro mon regard a été attiré pour deux slogans; le premier pour un commerce alimentaire quelconque :"Votre culture est notre plus", et le second "Amadoo et Mariam" le 26 octobre à l'Olympia.
Ce qui est important pour moi ce n'est pas les mots mais ce que cela m'a fait. Pour vous aussi petit ange, pensez y chaque jour, ce n'est pas ce que l'on dit qui est important mais ce que cela vous fait à vous de l'entendre.

Je voulais vous dire aussi, pour ceux qui ne croient pas en vous, ce qui pensent que vous ne valez pas mieux que 85% du smic, je voulais vous dire : "Pensez vous que vos mains ne valent as mieux que cela ?" A combien estimez vous votre talent ? Alors si des types n'ont pas les moyens de leurs ambitions, tant pis persistez, croyez y, remettez de nouveau votre travail sur l'ouvrage, j'y crois et je ne suis pas le seul.

Fini le temps des demie-mesures, le temps des seconds rôles !
Pour ceux qui mettent en avant la discrétion de leur travail de sous-traitance, dites non. Fini de travailler dans l'ombre, d'aimer dans l'ombre, il vous faut de la lumière. La lumière qu'il y a dans vos yeux lorsque vous parlez de ce que vous aimez, la lumière que vous avez au fond de vous.
Pour ceux qui ne voient en vous que la beauté de la facade du Louvre, dites non. Vous avez la facade mais aussi la complexité des pièces. Chaque pièce contient un trésors. Oui c'est ça, ce qui fait la grandeur de votre âme, ce sont ces trésors, vous êtes tout à la fois la Joconde, Les trésors d'Egypte, les richesses de la civilisation grècque...
Non vous êtes la bibliothèque d'Ephèse aux temps anciens. Un formidable bâtiment qui recèle l'un des plus fabuleux trésor de la planète.
Fini de montrer sans cesse votre coté pile, il faut montrer votre coté face.


J'ai envie de vous dire : "les séducteurs, oh, il y en a des beaux, des intelligents, et des riches parfois, les menteurs me font chier (pardon pour l'expression), les manipuleurs, les profiteurs, ces briseurs d'ailes d'anges, me font vomir".

Je voudrais vous raconter cette légende Navaro (non pas celui de la télé mais ceux d'Amérique).
"
En des temps très éloignés, on raconte qu'un jour, un oeuf d'aigle royal est tombé de son nid. Un poule passant par là à trouvé l'oeuf, l'a ramassé et finalement l'a adopté. Avec quelques jours de couvaison, l'oeuf éclos et donne naissance à un superbe petit oisillon aigle royal. Oui mais voilà, le petit oisillon est élevé parmi des poules avec un régime de poules, des ambitions de pule incapables de voler. Un jour, dans le ciel, le petit oisillon voit passer un oiseau, superbe, magestueux, magnifique... un aigle royal. Il regade sa mère et lui dit "maman, que cette oiseau est beau, qu'est ce qu'il vole bien". Là, sa mère adoptive lui réponds, "Oh mon petit, c'est le roi des oiseau, il est très beau mais tu ne lui ressemblera jamais tu es une poule".
Du coup, l'oisillon est reparti avec ses rêves, a vécu une vie de poule sans jamais avoir su voler.
"

Pourquoi je vous dis tout cela ? parce que vous êtes un ange, parce que cela ce lit dans vos mots, dans la façon de les écrire, de les agencer, de les utiliser. Rappelez vous, les mots ne sont rien, seul le style compte. Le style est le reflet de l'ame et la beauté du coeur.
Je vous dis tout cela parce que vous êtes un ange à qui l'on a brisé les ailes et cassé une plume.

Je vous laisse méditer sur ceci :" Aujourd'hui est le résultat de votre hier et demain sera le résultat de votre aujourd'hui".

Voilà, prenez bien soin de vos plumes aujourd'hui petit ange, même si demain il ne fera pas beau, quelque part égaré sur votre planète, un prince pense à vous et espère vous accompagner dans vos pensées. En tout cas, il vous transmet son calme, sa sérénité et sa confiance en l'avenir.

mercredi, août 17, 2005



Comment tout ça a commencé ?

Je ne sais plus très bien comment tout cela a commencé. D'ailleurs pourquoi faut-il un début, une fin ? Pourquoi faut-il un encore, un depuis, un toujours ? Maintenant n'est il pas suffisant ?
Le temps est une invention des hommes pressés, des hommes stressés certains pour accrocher leurs souvenirs, d'autres pour se savoir en vie. Le temps est une invention des gens qui n'en n'ont pas, qui ne le prennent pas ou qui le partage. Moi, j'ai un rêve d'absolu, de persistance et de toujours; un rêve où chaque instant est différent.
Savez vous que chez certaines peuplades d'Afrique, il existe que des hiers, des aujourd'hui et des demains. L'après demain n'existe pas. Seules les lunes comptent parfois. Oui, c'est ça, les lunes.
Tout n'est qu'un éternel recommencement, partir, revenir, partir puis revenir encore, se croiser, se reconnaitre puis disparaitre, pour mieux se retrouver, peut être, ici, ailleurs, dans un autre ailleurs. Tout est question d'oscillations, de vibrations.

On va dire qu'il y a quelques lunes, par hasard, en voyage sur ma comète, je croise sur une planète, une toute petite planète perdue au milieu de l'univers, un ange.
L'ange s'est échoué, là il y a quelques lunes aussi, quelques hivers.
D'après mes calculs, cela fait environ 11000 lunes que cet ange s'est posé sur cette planète. Là haut, sur mon étoile, j'ai souvent revé de croiser des anges. Oh !, j'en ai déjà croisé quelques uns, bien peu, mais si peu, tellement peu... un,.. deux tout au plus.
Cet ange là, ne vole plus. On lui a cassé les ailes sur cette planète. La malice, la médrocrité des hommes. Oui, les anges c'est comme ça. Un coeur énorme et de toutes petites ailes pour les porter. Parfois, il y a un peu de vent et hop ils tombent. Parfois, ils se relèvent, parfois pas. Mais leurs ailes gardent toujours les cicatrices de leur chute.
Moi, cet ange, j'ai envie de le voir voler un jour, de le voir sourire toujours, de l'amener découvrir ma planète, mon univers, de partager ses rêves pour lui faire découvrir les miens.

Drôle d'endroit pour une rencontre, une petite planète au milieu de l'univers, rencontre avec des mots perdus au milieu d'un univers de mots. Pas un regard, non non, pas une parole échangée. Rien de tout cela, que des mots posés sur un papier virtuel. Des mots que demain, les gros ordinateurs auront avalés, digérés, perdus dans leurs archives puis effacés de leurs disques durs.
C'est pas grave, la magie de la rencontre est intacte. Enfin, pour moi petit être lunaire, l'enfant qui refuse de grandir et qui continu à croire en ses rêves de môme.
J'ai été bercé par le son de ses mots comme on peut être bercé par le son d'une voix, ... chaude profonde. L'intonation de ses mots, la fluidité de son style sont autant d'invitations au voyage, à entrer dans son monde. Tout y est, la douceur des chants des oiseaux de la savane africaine, le calme du couché de soleil après une longue journée sur les mers chaudes des caraïbes, le parfum des champs d'Ylang-Ylang. J'ai parcouru sa planète, pourtant je n'avais sans jamais croisé ce petit ange. C'est finalement sur une planète bien irréélle que j'ai croisé sa trace, écrite, là sur un support factice.

Merde ! pourquoi n'ai-je pas rencontré cet ange quand il savait voler ?
Vite petit ange, réveille tes mains, réveille ta terre et fait nous rêver. Petit ange, réveille ton coeur et fait moi rêver, moi, le petit prince égaré sur ta planète.

Pourquoi faut il que je regarde les anges qui ne me voient pas ?
Pourquoi faut il se séparer ?
Pourquoi faut il attendre et pas profiter de l'instant, ici maintenant ?
Pourquoi faut il des "Pourquoi", des "Comment" ?

Soudain, mon esprit s'arrête sur cette citation de Romain Gary "Sans imagination, l'amour n'a aucune chance"


Non, cela aurai pu commencer par un poème. Quelques mots déposés sur une feuille quadrillée.
Cela aurai pu donner à peut prêt ceci :
"
Elle est un peu comme le vent dans les arbres,
Elle passe et laisse l'empreinte d'une trace.
Un geste, un regard ou un mot...
Mais que ce souvenir est beau.

Elle voit la vie comme un jeu
Où chacun joue de ses rêves
Pour s'approprier un peu de joie,
Pour se sentir un peu roi.

Elle vit dans un monde à part
Où peu d'adepte s’égare.
Et sans s'apitoyer sur ces vautours,
Elle sourit jour après jour.

Son coeur est un peu fragile
Mais son âme l'apprivoise.
Comme un rempart qui se dresse
Lorsque la réalité blesse...

Elle dit "la liberté
C'est à nous de la trouver"
Chacun suivant son chemin,
parfois main dans la main...
"